Pour aller plus loin que le DPE, le passeport énergétique a pour mission d’encourager les Français à réaliser des travaux de rénovation énergétique. Il offre des explications sur les démarches et une vision d’ensemble des solutions envisageables pour réduire la consommation en énergie. S’il est obligatoire pour les entreprises, il ne l’est pas pour le particulier, mais largement encouragé. Le passeport énergétique représente une véritable feuille de route d’amélioration et d’évolution des installations au sein des divers bâtiments.

 

Le passeport énergétique obligatoire lancé par le ministère de l’Environnement en 2015

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Financé en totalité ou en partie par les fournisseurs d’énergie, le passeport énergétique concerne les logements construits avant le 1er janvier 2000 et situés dans les Territoires à Énergie Positive pour la Croissance Verte (TEPCV). En corrélation avec le certificat de performance énergétique, il permet d’établir un constat des performances énergétiques d’un bâtiment et apporte des informations cruciales aux propriétaires. Il constitue un moyen de mieux analyser l’empreinte carbone de la construction pour distinguer les possibilités d’amélioration.

Il s’agit d’un audit réalisé par des professionnels bénéficiant du label RGE comme les architectes, les diagnostiqueurs ou les bureaux d’études thermiques. Après une étude approfondie du logement et des factures d’énergie, un rapport est remis aux particuliers.

Le passeport énergétique est composé de trois parties :

  • Une évaluation détaillée des performances thermiques du logement avec ses différentes sources d’isolation et de déperdition.
  • Une liste de préconisations est effectuée en prenant en compte les habitudes des habitants en fonction de leur nombre, de la température souhaitée et autre. Différents scénarios sont proposés selon les améliorations de l’isolation ou les changements d’équipements de type chaudière…
  • Des renseignements précis sont fournis sur les différentes aides et subventions disponibles selon le type de travaux envisagé, ainsi que les gains en énergie estimés sur la durée.

 

Le Passeport Efficacité Énergétique P2E

 

 

Avec pour objectif principal l’accompagnement des particuliers dans la transition énergétique, le Passeport Efficacité Énergétique est géré par l’association Expérience P2E. Destiné à suivre ces derniers sur la durée, il utilise l’outil numérique et aborde les différents travaux de rénovation énergétique à réaliser pour maximiser les performances énergétiques, tout en limitant la consommation.

Il contribue à améliorer le confort au sein des foyers en alliant des recommandations de travaux sur le bâti et l’installation de systèmes de chauffage ou de climatisation. Le gouvernement envisage suite à cette expérimentation de déployer à plus grande échelle le Passeport Efficacité Énergétique et le combiner au diagnostic DPE. Un moyen d’apporter plus de précision sur l’état d’un bâtiment lors de sa vente ou sa location.

Le P2E engendre de nombreux avantages :

  • En fournissant un plan d’action concret et précis, le passeport efficacité énergétique va plus en profondeur que le DPE, le carnet d’entretien ou la carte vitale d’un bâtiment. Il ne s’agit pas d’un simple constat, mais bien d’un programme d’amélioration sur la durée.
  • Niveau tarif, le P2E est moins onéreux qu’un audit énergétique physique. Son coût avoisine les 400 € contre 2000 € pour le second. Les outils numériques permettent ainsi de simplifier les démarches pour une réponse rapide.
  • Grâce à son fonctionnement, le P2E utilise le rapport de performances pour déterminer les actions les plus adaptées à réaliser. L’expert chargé du dossier propose alors un programme et un planning par ordre d’importance sur plusieurs années.
  • Le plan d’action prend en compte le budget de chaque foyer afin de proposer une chronologie adaptée des opérations.

Qu’il s’agisse de P2E ou autre, le passeport énergétique propose des travaux appropriés pour améliorer les performances de l’installation et réduire la consommation. Il pourrait bientôt devenir une nouvelle étape réglementaire des propriétaires en amont de la vente de leur bien. Cependant, il ne garantit pas le suivi des démarches engagées. Il convient d’assurer la mise en place de solutions pour estimer l’efficacité des différentes étapes de la rénovation et suivre leur évolution.