Dans une optique de constante recherche de confort et d’économies, trois grandes familles de pompes à chaleur se distinguent. Leur utilisation varie en fonction de la configuration des bâtiments, des propriétés du terrain et de la zone géographique, mais toutes induisent une baisse de la consommation énergétique. Tandis que le principe de la géothermie puise les calories du sol, l’hydrothermie fonctionne avec l’eau de lacs, rivières ou autres. La troisième, et la plus fréquemment employée par la clientèle, est la pompe à chaleur aérothermique. Elle utilise l’air ambiant pour chauffer ou rafraîchir un logement, tout en impliquant moins de contraintes de mise en œuvre que les autres systèmes.

 

Le principe de la pompe à chaleur aérothermique

 

Basée sur un fonctionnement semblable à celui du réfrigérateur, la pompe à chaleur aérothermique capte les calories dans l’air au travers d’un cycle de compression et de détente d’un fluide frigorigène. Un modèle réversible est notamment capable d’inverser son cycle calorique.

 

La pompe à chaleur air-air

 

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Après avoir prélevé les calories dans l’air, elle réalise l’échange calorique par le biais d’un groupe extérieur. Ce dernier est relié à une unité intérieure qui se charge de diffuser l’air ainsi réchauffé au cœur de l’habitation. Si elle est équipée d’un inverseur du circuit calorigène, la chaleur est alors extraite grâce à des ailettes réfrigérées avec d’être rejetée au dehors. Non éligible au crédit d’impôt, la pompe à chaleur air-air affiche un prix moyen situé entre 5000 et 8000 €.

 

 

La pompe à chaleur air-eau

 

Avec un fonctionnement similaire à la pompe à chaleur air-air, elle diffère en se servant de l’eau pour son mode de transport de la chaleur. En effet, la pompe à chaleur air-eau va se servir d’un circuit de chauffage traditionnel pour émettre de la chaleur dans les différentes pièces. Elle fonctionne alors avec un plancher chauffant ou des radiateurs basse température. De plus, elle permet de produire une eau chaude sanitaire pour un faible coût. Elle constitue une solution idéale dans le cadre d’une rénovation en réutilisant l’actuelle installation de chauffage central. Pour un tarif moyen de 9000 à 12000 €, la pompe à chaleur air-eau donne également accès au crédit d’impôt.

Vous pouvez aussi consulter notre comparatif de pompe à chaleur si vous souhaitez avoir plus d’informations avant de faire votre choix.

 

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Pompe à chaleur aérothermique : points forts et points faibles

 

Il n’est pas surprenant de constater l’intérêt de la clientèle pour ce modèle à la vue des nombreux avantages de la pompe à chaleur aérothermique. Elle représente une solution optimale pour répondre aux besoins des divers utilisateurs.

  • Bénéfice écologique : En puisant les calories dans l’air, elle a recours à une ressource gratuite et renouvelable.
  • Confort d’utilisation : Autonome, elle permet de chauffer les pièces de manière homogène. En plus du chauffage, une PAC air-eau produit également de l’eau chaude. Enfin, un modèle réversible contribue à rafraîchir l’habitation.
  • Économie d’énergie : Avec une consommation électrique de 1kWh pour une production de 3 à 4 kWh de chaleur, elle contribue à réduire fortement les dépenses énergétiques.
  • Installation facile : Contrairement aux autres systèmes de chauffage, la pompe à chaleur aérothermique ne nécessite pas la réalisation de forages ou de travaux de terrassement importants. Aucune autorisation administrative n’est obligatoire pour sa mise en œuvre.
  • Adaptabilité et rentabilité : Elle se montre compatible avec les systèmes de chauffage existants. De plus, elle implique un faible investissement rapidement rentabilisé en comparaison des différents systèmes.
  • Aides financières : L’installation d’une pompe à chaleur air-eau par un professionnel RGE donne lieu à un crédit d’impôt Transition Energétique.

Avant de proposer la mise en œuvre d’une pompe à chaleur aérothermique, il convient de bien étudier la situation de vos clients pour éviter certains inconvénients.

  • Une dépendance à la température extérieure : Dans le cas de températures moyennes en dessous de 7°C, le rendement de la pompe à chaleur aérothermique s’avère bien moins intéressant. Puisque les calories se font plus rares avec un temps froid, l’installation dans certaines régions n’est pas la solution la plus efficace.
  • Un fonctionnement bruyant : Le module extérieur d’une PAC peut émettre un nombre de décibels pouvant gêner le voisinage. Il est notamment recommandé de ne jamais placer l’appareil contre le mur d’une pièce de vie ou d’une chambre.

Dans le choix de la pompe à chaleur aérothermique proposé à la clientèle, il est impératif de tenir compte du coefficient de performance (COP) et de la puissance calorifique (en kW) des différents modèles. Le premier permet notamment de mesurer la quantité de chaleur produite pour 1 kWh d’électricité consommée. Atout indéniable pour réduire la consommation de chauffage, elle se démarque par un plus grand confort au quotidien et un coût d’installation plus faible qu’une chaudière.

 

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