Depuis le 24 novembre 2018, la loi Elan sur l’évolution du logement, l’aménagement et le numérique favorise l’emploi d’énergie et matériaux renouvelables en amont de la réglementation environnementale des bâtiments neufs attendue pour 2020. Elle apporte un éclairage sur les degrés de performances énergétiques et environnementales qu’imposera cette future réglementation.
Avec une stratégie nationale bas-carbone engagée depuis fin 2015, la France souhaite diminuer de 40 % ses émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030. La RE 2020 va permettre d’évaluer l’empreinte carbone des bâtiments lors de la conception et favoriser l’emploi des matières recyclables. Les constructions neuves seront dès lors classées selon un niveau énergétique et un niveau carbone afin de mettre en avant les réalisations à énergies positives.

 

Label E+C- : d’une baisse de la consommation à une démarche environnementale

 

C’est aujourd’hui la réglementation thermique RT 2012 qui régit les normes à suivre dans la création de maisons ou de bâtiments neufs. Bien qu’exigeante avec l’intégration des objectifs de l’ancien label Bâtiment Basse Consommation, elle sera remplacée le 1er janvier 2020 par la nouvelle réglementation. Le but de cette dernière : obtenir des constructions qui produisent plus d’énergie qu’elles n’en consomment. Au-delà d’un souhait de réduire la consommation des ménages et des entreprises, elle vise à promouvoir les énergies écologiques.
Pour se faire, la RE 2020 se repose sur le Label E+C- afin de déterminer les bâtiments à énergie positive œuvrant pour une réduction de leur empreinte carbone. Il va ainsi permettre de valoriser leur démarche environnementale et leurs performances énergétiques au travers d’indicateurs et d’une méthode de calcul adaptée.

 

RE 2020 : énergie positive et empreinte carbone

 

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Parmi les indicateurs, on retrouve dans un premier temps le bilan BEPOS ou Bilan énergétique du bâtiment à énergie positive. Il est calculé en fonction du ratio de deux types de consommations opposées pour mettre en lumière la faculté des constructions à consommer l’énergie qu’elles produisent. La consommation d’énergie primaire non renouvelable est donc soustraite à la quantité d’énergie renouvelable ou de récupération générée par le bâtiment. Les résultats sont classés en 4 niveaux avec un bilan optimal énergétique nul.
Sur le plan environnemental, la RE 2020 impose une analyse complète du cycle de vie de l’ensemble des matériaux et des équipements qui composent le bâtiment. Avec pour objectif le calcul des émissions de gaz à effet de serre, ce second indicateur permet de déterminer deux niveaux maximaux d’empreinte carbone sur une durée de vie de 50 ans.

 

Des équipements adaptés pour des progrès au quotidien

 

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Durant les années précédentes, la réglementation thermique 2012 misait sur une implication accrue des acteurs de la construction en matière d’isolation. La RE 2020 ajoute une volonté d’utiliser les énergies renouvelables ou ENR. Elle impose notamment la consommation d’une énergie primaire pour le chauffage, la ventilation, l’eau chaude, l’éclairage et les dispositifs électroniques. On aura par exemple recours à :

  • Un poêle à bois
  • Une pompe à chaleur
  • Un chauffe-eau thermodynamique
  • Des panneaux photovoltaïques
  • Des capteurs solaires thermiques…

En matière de chauffage, la RT 2012 imposait une consommation maximale de 50 kWh/m²/an contre 12 kWh/m²/an pour la RE 2020. Une progression importante qui s’ajoutera aux critères pris en compte pour la qualité de l’air et les performances acoustiques au sein du logement.

En reprenant les efforts amorcés avec la réglementation thermique 2012, la RE 2020 durcit les normes d’écologie et de respect de l’environnement pour les constructions neuves. Avec 44 % de la consommation énergétique française et près de 25 % des émissions de CO2, le secteur du bâtiment doit encore faire des progrès en la matière. La nouvelle réglementation a pour finalité d’inciter les professionnels à l’utilisation des matériaux renouvelables et de diminuer considérablement l’empreinte carbone de leurs divers chantiers.

 

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