Dans la lignée du développement des éco-quartiers, les réseaux de chaleur permettent d’adapter le chauffage à l’échelle d’une zone urbaine. Délaissant petit à petit les énergies fossiles pour les énergies renouvelables, ils utilisent des canalisations pour alimenter de nombreux logements et bâtiments divers. Sous forme d’eau chaude ou de vapeur, l’énergie du réseau de chaleur peut se servir de différentes sources pour améliorer le confort des personnes qui en bénéficient.

 

Réseau de chaleur : Qu’est-ce que c’est ?

 

Concentrant la production d’énergie dans une installation centralisée, le réseau de chaleur est généralement dédié à un quartier. Il s’adresse aussi bien au chauffage résidentiel qu’aux centres commerciaux, locaux d’entreprises, hôpitaux… Les projets de réseau de chaleur sont pour la grande majorité portés par les collectivités dans la cadre d’une action locale, à la différence des réseaux classiques de gaz et d’électricité. Avec environ 6 % de la production nationale de chaleur, ils chauffent plus de 2,4 millions de logements sur toute la France.

S’ils ne sont pas nouveaux, les réseaux de chaleur se multiplient aujourd’hui dans une optique écologique en favorisant l’utilisation d’énergies vertes comme la biomasse et la géothermie. Le raccordement s’effectue auprès de la collectivité territoriale ou de l’entreprise privée propriétaire du réseau pour les immeubles collectifs. Dans le cadre d’une maison individuelle, il convient de s’adresser directement au gestionnaire.

Il existe également des réseaux de froid qui évacuent la chaleur des logements au lieu de l’acheminer depuis une chaufferie. Fonctionnant avec un circuit énergétique fermé, ils utilisent l’eau glacée dans une première canalisation, puis effectuent une récupération de l’eau réchauffée dans une seconde pour retourner au système de production.

 

Les trois éléments qui composent un réseau de chaleur

 

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Pouvant comprendre plusieurs unités de production, le réseau de chauffage urbain fait circuler la chaleur via un fluide caloporteur. Il se compose d’un maillage d’un réseau de distribution primaire et d’un secondaire, ainsi que de différentes sous-stations d’échange.

L’unité de production de chaleur peut prendre différentes formes :

  • Une usine d’incinération des ordures ménagères (UIOM) ;
  • Une chaufferie alimentée par un combustible ;
  • Une centrale de géothermie profonde…

L’unité principale du réseau fonctionne en continu, tandis qu’une unité d’appoint permet de combler les périodes de fortes demandes. Parmi les nombreuses chaudières pouvant composer le réseau, des énergies fossiles peuvent être utilisées comme le fioul ou le gaz naturel, mais également de l’énergie renouvelable comme la géothermie, le bois et les autres biomasses.

Le réseau de canalisation principal se divise en un circuit aller qui effectue le transport du fluide chaud en sortie de l’unité de production. Un circuit retour se charge de ramener le fluide après l’utilisation de ses calories vers une sous-station d’échange. Il est alors à nouveau chauffé pour une prochaine utilisation. Une sous-station peut être dédiée à un unique bâtiment ou à un ensemble. Pouvant couvrir des kilomètres de conduits, le réseau de chaleur atteint des températures de fluide allant de 60°C pour le résidentiel à 300°C pour l’industrie.

 

 

Les avantages du réseau de chaleur ou de froid

 

Avec son fonctionnement centralisé, le réseau de chaleur regroupe toutes les conditions nécessaires à la production de chaleur afin de dégager un certain nombre d’avantages :

  • Une meilleure maîtrise des besoins et des contraintes au niveau de la chaufferie, qu’il s’agisse de stockage, de bruit ou de qualité d’air ;
  • Un réseau géré et entretenu par des professionnels pour une efficacité énergétique optimale toute l’année ;
  • Une capacité d’évolution vers des solutions à énergie renouvelable à l’échelle de toute une ville ou un quartier ;
  • Parmi les énergies vertes, on retrouve la géothermie profonde et la chaleur fatale industrielle.

 

Dans la continuité de la loi sur la transition énergétique, le développement des réseaux de chaleur est grandement encouragé. L’objectif du gouvernement français est de les voir fournir 5 fois plus d’énergie renouvelable ou de récupération entre 2012 et 2030. Un réseau de chaleur ou de froid contribue à la baisse des émissions de gaz à effet de serre et de l’utilisation des énergies fossiles.

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